Recherche d’une signature de la vie sur Mars : une approche biogéomorphologique

Des observations récentes d’organismes extrémophiles qui réalisent leur niche écologique dans des conditions physico-chimiques extrêmes, ont conduit à reconsidérer l’extension et la forme de l’enveloppe physicochimique de la vie telle que nous la connaissons sur Terre. La vie microbienne, en particulier, s’est révélée tenace et capable de laisser une empreinte géochimique durable dans son environnement. La recherche de la vie dans le système solaire représente un objectif aujourd’hui rendu accessible grâce aux récents développements technologiques, par exemple le rover Rosalind Franklin de la mission ExoMars. Les formes de reliefs, des échelles régionales aux échelles microscopiques, sont maintenant visibles en deux ou trois dimensions à très haute résolution et avec une très grande précision, et cela grâce aux récents développements des techniques de télédétection 3D orbitales et au sol. Grace à ces développements, il est possible de proposer une nouvelle perspective biogéomorphologique basée sur l’analyse de variables géomorphologiques pour la recherche d’une signature passée et présente de la vie sur Mars. Une récente étude publiée dans Astrobiology, fruit d’une collaboration interdisciplinaire à l’interface entre géosciences et écologie, impliquant notamment des scientifiques toulousains de l’Observatoire Midi-Pyrénées, a conduit à la proposition de six candidats de bio-signatures provoquées par des micro-organismes sur Terre comme des analogues pour la recherche d’une signature de la vie sur Mars.

Contact chercheurs
José Darrozes, enseignant-chercheur UT3-Paul Sabatier au laboratoire Géosciences environnement Toulouse (GET-OMP, CNRS/UT3-Paul Sabatier/CNES/IRD)

Thierry Otto, ingénieur CNRS au Laboratoire d’écologie fonctionnelle et environnement (EcoLab-OMP, CNRS/UT3-Paul Sabatier/Toulouse INP)]

Voir en ligne : Sur le site de l’Institut écologie et environnement

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