Forêt d’Afrique centrale : 600 000 ans d’histoire humaine révélés sous la canopée
Des fouilles archéologiques menées dans le bassin du Congo montrent que ces territoires ont été occupés, parcourus et transformés depuis des centaines de milliers d’années, soit bien avant la grande sortie d’Afrique d’Homo sapiens. Outils, habitats, métallurgie ou cultures végétales révèlent des sociétés mobiles, connectées et capables d’adapter leurs pratiques à des environnements changeants. Ces travaux invitent aussi à repenser la gestion actuelle des forêts tropicales.
Longtemps décrite comme une immensité verte, dense et impénétrable, presque hors de l’histoire humaine, la forêt du bassin du Congo était jusqu’ici perçue comme un sanctuaire naturel, préservé de toute influence durable des sociétés. Mais cette représentation, profondément ancrée, est aujourd’hui largement remise en cause : L’archéologie et les sciences de l’environnement révèlent au contraire une présence humaine ancienne, continue et structurante.
Sous la canopée, ce sont plus de 600 000 ans d’occupations humaines qui émergent progressivement. Outils en pierre, vestiges d’habitats, céramiques, restes végétaux ou traces de métallurgie composent un récit bien plus complexe que ce que l’on imaginait encore récemment. Loin d’un espace vide, la forêt apparaît comme un territoire habité, parcouru et transformé sur le temps long.

© IRD – Thomas Couvreur
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