La grotte de Gargas dans le sillage du changement climatique
La préservation d’un site d’exception comme Gargas a débuté depuis de nombreuses années. Un suivi de la température (air et paroi) en trois endroits du site a été ainsi mis en place depuis les années 90. Initialement, le risque conservatoire provenait d’un trop grand nombre de visites du site. Mais actuellement, le réchauffement du sous-sol induit par le changement climatique excède très largement l’impact thermique des visites. Ces 10 dernières années, la température dans la grotte de Gargas a augmenté de 0.5°C, avec des disparités thermiques accentuées entre parties profondes et superficielles qui modifient l’aérologie interne de la grotte.
L’objectif du projet ANR DECALIM [DEcorated CAves under CLIMate changes : Redefining an effective conservation strategy], porté par Bruno Lartiges, Professeur à l’université de Toulouse, est d’étudier dans quelle mesure l’impact thermique modifie les conditions conservatoires des œuvres pariétales. Des capteurs permettant de détecter les cellules de convection, de mesurer l’épaisseur des film d’eau sur les parois, la température, le taux d’évaporation ou de condensation, ont été mis en place. En tout, c’est plus de 70 appareils qui sont ici dédiés à la surveillance des grottes de Gargas, et permettent de prévoir l’assèchement et/ou l’humidification des parois.
Les mesures sont sensibles au point que la présence même des chercheurs peut les perturber. C’est la raison pour laquelle le GET, par l’intermédiaire de son ingénieur électronicien, Loïc Drigo, a développé des systèmes électroniques sans fil, répartis dans la grotte. Ces derniers permettent de remonter les données jusqu’à l’extérieur où un dernier module les transmet à une constellation de satellites jusqu’au GET.

Ce projet a fait l’objet d’un court reportage par ICI Occitanie, disponible en replay ici (10′).
Contacts GET: Loïc Drigo et Bruno Lartiges
