La vie terrestre représente seulement une infime fraction des formes biologiques possibles
Quelles formes prend le vivant sur Terre ? C’est la question que se sont posée des scientifiques toulousains de l’Université de Toulouse et du CNRS, qui explorent pour la première fois les limites morphologiques de la vie à grande échelle. Grâce à un nouveau cadre mathématique, ils démontrent que la vie tend plutôt à produire des formes peu complexes et à évoluer sur le très long terme selon une trajectoire dictée par des contraintes physiques, métaboliques et développementales. Leurs résultats, publiés dans Science Advances le 7 janvier, pourraient offrir de nouvelles perspectives pour la recherche de vie potentielle dans l’univers.
Les recherches sur l’origine de la vie et sa possible présence dans l’Univers n’ont jamais été aussi actives. Pour la détecter, la science convoque des spécialistes de plusieurs disciplines – biologie, paléontologie, génétique, physique et chimie – et tente de définir ses propriétés en termes de composition chimique, de fonctions, de capacités et d’organisation par rapport au monde inerte. Cependant, l’aspect le plus évident et tangible de la vie n’a paradoxalement jamais été évalué de façon formelle : sa forme.
Ainsi, des questions aussi basiques que « quels types de géométries les êtres vivants peuvent-il produire ? » ou « y a-t-il des limites générales ou des règles à l’évolution des formes vivantes ? » ne trouvent actuellement aucune réponse satisfaisante à l’échelle de la biosphère. La raison en est toute simple : il n’existe aucun cadre théorique permettant de comparer et de quantifier de manière rationnelle des géométries et structures aussi complexes et diversifiées que celles des êtres vivants peuplant la Terre.
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Contacts GET: Guillaume Dera, Elise Nardin

