Une couche carbonatée sous les océans à l’origine de la tectonique des plaques moderne ?

La tectonique des plaques est rendue possible par le déplacement de la lithosphère sur l’asthénosphère via un découplage mécanique entre ces deux parties du manteau terrestre. Cette limite entre la lithosphère et l’asthénosphère correspond à une région de ralentissement de la vitesse des ondes sismiques (low-velocity zone, LVZ). Ce ralentissement est généralement interprété comme le témoin de la présence de liquide produit par la fusion du manteau. Près des rides médio-océaniques (chaînes de montagnes sous-marines), l’origine du liquide peut être reliée à l’ascension de l’asthénosphère à l’aplomb de la ride. Loin des rides, par contre, la présence de liquide est plus difficile à expliquer compte-tenu du régime thermique, la température du manteau étant inférieure à son solidus, c’est-à-dire la température du début de la fusion.

Synthèse du modèle de migration des carbonates fondus. La zone de circulation du liquide est indiquée en vert clair. Au-dessus (couleur saumon), le carbone est stable sous forme CO2. En-dessous (vert foncé) le carbone est réduit en graphite / diamant.

Pour en savoir plus: https://www.occitanie-ouest.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/une-couche-carbonatee-sous-les-oceans-lorigine-de-la-tectonique-des-plaques-moderne

Sources :

Is There a Global Carbonate Layer in the Oceanic Mantle? – Geophysical Research Letters, Volume 48, Issue 2 - T. Hammouda, G. Manthilake, P. Goncalves, J. Chantel, J. Guignard, W. Crichton and F. Gaillard - DOI : https://doi.org/10.1029/2020GL089752

Plus d'actualités

Décrypter les océans anciens à partir de la pyrite et des isotopes du fer

Les isotopes du fer de la pyrite sont fréquemment utilisés pour mieux comprendre les conditions environnementales au cours de l’histoire de notre planète allant jusqu’aux archives sédimentaires datant de milliards […]

La vie terrestre représente seulement une infime fraction des formes biologiques possibles

Quelles formes prend le vivant sur Terre ? C’est la question que se sont posée des scientifiques toulousains de l’Université de Toulouse et du CNRS, qui explorent pour la première […]

un saut d 400°C à 2 km de profondeur, c’est possible à Krafla pour se faire cuire un bœuf !

Cette étude permet d’expliquer le transfert de chaleur entre un réservoir magmatique et la roche environnante dans la région d’exploration pour la géothermie haute enthalpie de Krafla, Islande. Des modèles […]

Rechercher