Flux d’export du mercure en Arctique plus élevé que prévu

Des niveaux élevés de mercure (Hg) ont été observés dans la faune arctique, malgré des sources locales limitées de Hg anthropique. Les flux de Hg vers l’atmosphère et son export vers le fond marin via des particules limitent la quantité disponible pour la méthylation et la biomaginification dans les eaux de surface.

Une équipe internationale composée notamment d’un scientifique toulousain du laboratoire Géosciences environnement Toulouse (GET) et menée par l’Institut méditerranéen d’océanographie de Marseille (MIO), a utilisé pour la première fois une combinaison de mesures de Hg et du rapport de radionucléides 234Th / 238U pour estimer le flux d’export de Hg avec des particules marines. Les chercheurs ont appliqué cette nouvelle méthode aux observations faites lors des campagnes océanographiques du programme GEOTRACES en août-octobre 2015 dans le centre de l’océan Arctique. Ils constatent qu’environ 156 tonnes par an de Hg sont exportées de la surface de l’océan, dont 28 tonnes par an sont finalement enfouies dans les sédiments marins.

Ces résultats, publiés dans ACS Earth and Space Chemistry, montrent que le flux d’export du Hg est plus élevé qu’on ne le pensait et implique que le flux vers l’atmosphère doit être plus faible. Les estimations et modèles futurs du cycle du Hg en Arctique devraient donc prendre en compte ces nouvelles estimations.

Voir l’article original en ligne sur le site de l’Institut national des sciences de l’Univers du CNRS.

Plus d'actualités

Le guano ancien révèle comment le changement climatique pourrait façonner le futur des populations d’oiseaux marins

L’évolution de la taille des populations d’oiseaux marins avant l’Anthropocène (ère moderne) reste largement méconnue. Cette lacune limite notre compréhension des phénomènes actuels et notre capacité à prédire les conséquences […]

Forêt d’Afrique centrale : 600 000 ans d’histoire humaine révélés sous la canopée

Des fouilles archéologiques menées dans le bassin du Congo montrent que ces territoires ont été occupés, parcourus et transformés depuis des centaines de milliers d’années, soit bien avant la grande […]

Le bentogypse, déchet toxique méconnu de l’industrie des fertilisants phosphatés : première caractérisation physico-chimique et évaluation des risques environnementaux et sanitaires (Gabès, Tunisie)

Le bentogypse, résidu toxique issu de la purification de l’acide phosphorique, est produit en grandes quantités à Gabès (Tunisie) et stocké à proximité immédiate des zones habitées. Riche en cadmium […]

Rechercher