12 octobre : lancement du satellite Megha-Tropiques depuis l’Inde

Vue  d’artiste du satellite Megha-Tropiques  (© CNES)
Vue d’artiste du satellite Megha-Tropiques (© CNES)

Le GET est fortement impliqué dans la mission franco-indienne (CNES-ISRO) Megha-Tropiques qui a été lancée  le 12 octobre depuis la base spatiale de Sriharikota (Inde).

Cette mission, prévue pour 5 ans et dédiée à l’étude de l’eau atmosphérique (Megha signifie Nuage en sanscrit), propose une combinaison unique d’instruments, associée à une orbite particulièrement adaptée à l’étude des régions tropicales.

Inclinée sur l’équateur à 20°, la mission MT passera jusqu’à 6 fois par jour au-dessus de la ceinture intertropicale. Les objectifs scientifiques de la mission s’articulent autour de trois grand axes : la mesure du bilan d’eau et d’énergie de la région tropicale, l’étude du cycle de vie des orages tropicaux et enfin la prévision météorologique des cyclones et autres évènements  hydro-météorologiques intenses. MT contribuera à améliorer l’estimation des précipitations, avec des applications attendues en hydrologie tropicale  et pour le suivi du cycle de l’eau continental.

Le satellite emporte à son bord 4 instruments, dont le plus original est MADRAS. C’est un radiomètre imageur micro-onde qui observe l’atmosphère avec un angle constant (conical scanning) dans plusieurs canaux polarisés situés dans différentes régions spectrales. Les 9 canaux de MADRAS couvrent les fréquences comprises entre 18GHz et 157 GHz, alternant les fenêtres atmosphériques avec les régions de forte absorption. L’utilisation principale de cet instrument est tournée vers l’estimation instantanée de l’eau atmosphérique qui précipite dans les nuages sous forme solide (glace) et liquide (pluie). Un second radiomètre micro-onde est aussi embarqué. Il est dédié au sondage de la distribution verticale de l’eau sous forme vapeur de l’atmosphère. SAPHIR possède à cet effet 6 canaux situés sur les bords de la forte ligne d’absorption de la vapeur d’eau aux alentours de 183 GHz. La présence d’un receveur GPS permet de compléter ses sondages à l’aide de mesures par radio-occultation aux limbes du profil d’humidité par l’instrument ROSA. Finalement, le bilan d’énergie au sommet de l’atmosphère sera bouclé par les mesures dans l’infrarouge et dans les ondes courtes du radiomètre à bandes large SCARAB.

Le  GET coordonne l’effort de validation des produits délivrés par MeghaTropiques, en collaboration avec plusieurs laboratoires français (LMD, IPSL, LTHE, CNRM) et internationaux. Ces activités  s’appuient fortement sur le réseau de partenaires, les infrastructures et programmes de l’IRD en zone tropicale, avec le soutien du CNES et de l’INSU/CNRS : ORE AMMA-CATCH en Afrique de l’Ouest, HYBAM en Amérique du Sud, la cellule franco-indienne CEFIRSE à Bangalore. Un super site de validation des mesures MeghaTropiques est situé à Ouagadougou. Il est équipé du radar hydrométéorologique polarimétrique Xport et est opéré par le GET et le LTHE.

Contact: Marielle Gosset

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